Abiotique: Adj.(gr.a,privatif;bios,vie) Se dit d'un milieu qui ne permet pas la vie, ou d'un facteur qui ne concerne pas directement la vie.

Absorption: N.f.(lat.absorptio,absorption Fonction par laquelle les êtres vivants font pénétrer dans leur organosme les aliments nécessaires à l'entretien de la vie.Chez les champignons

Acicole: Adj.(lat.acicula, aiguille) Se dit d'un champignon qui se développe sur, ou parmi, les aiguilles de conifères.

Acidocline: Adj.(lat.acidus, acide; clinare, pencher) Se dit d'une espèce qui révèle un léger penchant pour les milieux acides.

Acidophile: Adj.(lat. acidus, acide; gr. philos, ami) Se dit d'une espèce de plante ou de champignons qui préfère, voire exige des sols ou substrats acides. Acrospore N.f.(gr. akros, élevé; tonos, tension) Spore naiddant à l'extrémité d'un filament mycélium.

Acutilobée: Adj. acutus, aigu; lobos, lobe) Caractère d'une feuille, ou de ses folioles, dont les lobes sont effilés, si ce n'est piquants. La feuille du chêne vert (Qercus ilex) est acutilobée.

Acutiuscule: Adj.(lat. acutus, aigu) Qualifie un élément particulièrement aigu, tant chez un champignon que chez une plante.

Acystidiée: Adj.(préf. a, privatif; gr. kustis, vessie) Se dit d'une espèce de basidiomycètes dont l'hyménium est dépourvu de cystides.

Adné: Adj.( lat. ad, prés de; natus, né) Se dit d'un organe qui est en contact intime avec un autre organe auquel il est parfois intimement soudé.

Adret: N.m.(mot patois du sud-est de la france) Versant d'une vallée montagnarde exposé au soleil, donc au sud.

Adventice: N.f. ou Adj.(lat. adventus, étranger, surajouté) qualificatif qui s'applique à une espèce originaire d'une région située en dehors du territoire étudié et qui apparaît spontanément dans ce territoire.

Aérobie: Adj.(gr. aêr, air; bios, vie) Caractère de la majorité des êtres vivants pour lesquels l'oxygène est necessaire pour vivre.

Affouage: N.m.(anc.franç.affouer, chauffer) Droit qu'ont les habitants d'une commune à procéder à certaines coupes de bois sur les biens communaux.

Agame: Adj.(préf. a, privatif; gr. gamos, union) Caractère de champignons et de certains végétaux capables de se propager sans devoir recourir aux processus sexués.

Agamie: N.f.(préf. a, privatif; gr. gamos, union) Reproduction sans intervention de la fécondation, c'est-à-dire par parthénogenèse.

Agraire: Adj.(lat. agrarius, de ager, champ) Qualificatif qui s'applique à tout ce aui concerne la terre, l'espace cultivé.

Alcalin: Adj.(arabe al-qilyi, soude) Caractère d'un milieu dont le pH est supérieur à 7. On le qualifie aussi de basique.

Allélopathie: N.f.(gr. allêlon, les uns les autres; pathos, mal) Certaines plantes supérieures semblent capables de réactions ou de réflexes biologiques en présence d'autres espéces. C'est à ce phénoène que correspond le terme allélopathie. Il sagit donc d'une interaction à sistancd entre végétaux pluricellulaires, ou entre végétaux et champignons, liée à l'influence de métabolites d'une espèce sur une autre espèce. Le plus souvent des relations d'entraide, ou d'exclusion, ont pour origine des excrétions racinaires.

Amendement: N.m.(lat. emendare, corriger) Toute substance qui, incorporée au sol, améliore les propriétés physiques de celui-ci peut être considérée comme étant un amendement. L'humus, le calcaire, le sable, l'argike, suivant les défauts physiques que l'on entend corriger,sont capables de jouer le rôle d'amendements. Compte tenu de leur nature chimique ces amendements ne restent pas neutres en matière de nutrition des végétaux. Aussi leur arrive-t-il parfois de tenir lieu, dans une certaine mesure, d'engrais; cela est tout spécialement le cas d'apports de calcaire en sols intialement trés siliceux.

Anaérobie: Adj.(préf. an, qui n'est pas; gr.aêr, air; bios, vie) Particularité de certains êtres vivants pour lesquels l'oxygène est toxique, ou tout au moins non nécessaire pour que s'engage, ou se poursuive, leur croissance.

Antibiose: N.f.(gr; anti, contre; bios, vie) Comportement particulier d'une espèce A à l'encontre d'une espèce B. Par le truchement de substance(s) qu'elle métabolise et excrète ( on dit qu'il sagit d'antibiotiques) l'espèce A est capable de s'opposer à la croissance et au développement de l'espèce B. C'est l'inverse de la symbiose.

Antibiotique: N.f.(gr; anti, contre; bios, vie) Substance produite par un organisme et qui , à faible dose déjà , a le pouvoir d'inhiber ou de détruire des microorganismes pathogènes. C'est donc une substance qui empêche la vie des germes qui lui ont sensibles.

Arboriculture: N.f.(arbor,arbre; cultus, culture) Ensemble des sciences et techniques appliquées à la culture des arbres, arbustes et arbrisseaux. L'arboriculture concerne aussi bien les sujets isolés que les peuplements constitués. Elle peut être fruitiére ou horticole; lorsqu'il s'agit d'essences forestières on emploie plutôt le terme sylviculture.

Arénacé: Adj.(lat. arena, sable) Qualifie un sol de texture sableuse convenant spécialement à certaines espèces végétales et fongiques.

Argile: N.f.(lat. argilla, terre de potier) C'est la fraction la plus ténue du sol, constituée par des particules inférieues à 2 microns. C'est une produdtion secondaire résultant de la décomposition d'autres roches. La présence d'un lit argileux empêche la percolation des eaux.

Ascocarpe: N.m.(gr. askos, outre; karpos, fruit) On a pendant longtemps, désigné ainsi la formation spécialisée, liée à la sexualité chez les champignons ascomycètes, et différenciant des asques.Il sagit du corp fructifère chez les champignons ascomycètes.On parlera aussi d'ascoma.

Ascoma: N.m.(gr. askos, outre) Sporophore d'un champignon ascomycète.Ce terme remplace l'ancienne appellation d'ascocarpe.

Ascomycète: N.m.( gr. askos, outre; mukês, champignon) Classe de champignons sup'rieurs extrêmement importante(50 000 espèces au moins).Les spores ( ou ascospores) des ascomycètes sont contenue par groupe de 2 à 64 dans de petits sacs désignés sous le nom d'asques.Le genre tuber fait parti des ascomycètes.

Ascospore: N.f.(gr. askos, outre; spora, semence) Spore née dans un asque et résultant d'une caryogamie immédiatement suivie d'une méiose. Dans l'immense majorité des cas, chaque asque élabore 8 ascospores. Forme, taille et ornementation des ascospores sont infiniment variées.

Asque: N.m.(gr. askos, outre) Sporocyste des ascomycètes en forme de sac plus ou moins allongé contenant les ascospores.Pour la libération des ascospores plusieurs possiblilités se font jour:
*gélification de la paroi de l'asque;
*rupture apicale de cette paroi;
*différenciation d'un opercule;
*élaboration de mécanismes élaborés, complexes.

Assolement: N.m.(lat. solum, sol) Rotation de cultures biennale, triennale, ou encore quadriennale dans le but d'éviter un appauvrissement du sol par le prélèvement répété des mêmes éléments nutritifs d'une part, et les excrétions racinaires autotoxiques d'autre part.

Autotrophe: Adj. (gr. autos, soi-même; trophê, se nourrir) Se dit d'un être vivant qui sait utiliser le gaz carbonique comme seule source de carbone pour son alimentation.

Basique: Adj.(lat. basis, base) Caractère d'un milieu dont le pH est supérieur à 7. On le qualifie aussi d'alcalin.

Biocénose: N.f.(gr. bios, vie; koinos, ensemble) Ensemble de tous les êtres vivants ( des divers règnes) qui peuplent un même biotope.

Biomassse: N.f.(gr. bios, vie; lat. massa, tas) Masse totale des êtres vivants considérés globalement, ou ventilés groupe par groupe, voire espèce par espèce, et rapportée à une unité de surface.

Biophysique: N.f.(gr. bios, vie; phusikê, physique) Etude des phénomènes de la vie en faisant un large appel aux méthodes et appareillages de la Physique. ex: l'action des diverses formes d'énergie sur les êtres vivants ou les répercussions sur la vie cellulaire des phénomènes liés à l'ionisation, à l'état colloïdal, au pH.

Biotope: N.m.( gr. bios, vie; topos, lieu) Site au niveau duquel s'expriment conjointement un certain nombre de particularités écologiques qui influencent nettement la composition de la biocénose. On parlera aussi de station.

Biotrophe: Adj.(gr. bios, vie; trophê, nourriture) Se dit d'un organisme hétérotrophe, H, lorsqu'il s'alimente aux dépens d'un autre être vivant appartenant à une espèce E.On distinguera les parasites et les symbiontes (tel la truffe). Bouturage N.m.( vieux fr. bouter, pousser) Le bouturabe est l'un des procédés d'obtention d'un individu nouveau par voie végétative. Il consiste à confier au sol :*un fragment de tige, une feuille ou un fragment, d'une plante antérieure. *ou un peu de mycélium fongique s'il s'agit d'un champignon. Chez les champignons, au-delà de la fragmentation du mycélium; le bouturage peut se réaliser par bourgeonnement ou par la dispersion de spores internes ou de spores externes

Brome: N.m.( gr. brômos, nourriture; plantes consommées par le bétail) Important genre de poacées dont les fleurs constituent de grands épis se terminants par une arête. Brûlé N.m.(lat.pop. brustulare, brûler) Zone de végétation clairsemée, situées à proximité des arbres truffiers. Caractérise un écosystème truffier. Il est induit par une trés forte modification du fonctionnement hydrique, physico-chimique et microbiologique du milieu, dûe au système racinaire de l'arbre et son cortège mycorhizien.

Butter: N.m.(ancien scandin. buir, butte) Réalisation d'une patite levée de terre tout autour de la base d'un végétal. Dans le cadre de la trufficulture permet de conserver la fraicheur au pied du jeune plant, ou encore dans le cas de l'utilisation de TUBEX permet de maintenir celui-ci en place au pied du plant.

C/N (Rapport-): Cette abréviation qui de lit " rapport carbone sur azote" est une notion qui revêt la plus grande importance pour le naturaliste de terrain et le praticien. Elle s'applique essentiellement au niveau des litières et y traduit les proportions relatives de carbone et d'azote. Ce rapport évolue entre des valeurs très distantes. Une litière est dite "améliorante" lorsqu'elle es triche en azote et que sa vitesse de décomposition, préalable à l'humification, sera rapide. Dans le cas contraire (pauvreté en azote donc C/N élevé) la litière est considérée comme "acidifiante" et sa décomposition difficile. Le C/N faible de litières de feuilles est un facteur positif sur la voie de l'humification. Au contraire pauvres en azote et donc à C/N élevé, des litières de résineux n'engendrent le plus souvent que des humus très acides qui imposeront, si l'on veut y remédier, des amendements sérieux.

Cade: N.m.( mot provençal) Nom provençal du genévrier oxycèdre. Il se caractérise par de grosses baies.

Calcicole: Adj.(lat. calx ou calcis, chaux; colere, habiter) Se dit d'un végétal ou d'un champignon qui supporte les substrats calcaires; c'est-à-dire renfermant en quantité notable du carbonate de calcium et de magnésie. L'adjectif calciphile est pratiquement synonyme.

Carpophore: N.m.(gr. karpos, fruit; fere, porter) Terme de mycologie qui a longtemps servi pour désigner le sporophore (terme nouveau qui tend à le remplacer) de tout champignon charnu.Ainsi parlait-on des carpophores de Bolet, de Morille, de Truffe.

Caver: Verbe(lat. cavus, creux) Creuser le sol.Ce verbe s'emploie avec une saveur particulière à la saison de la récolte des Truffes. On va caver les Truffes, ce qui signifie les déterrer.

Cep: N.m. (lat. cippus, pieu, poteau) Un cep est un pied de vigne. On désigne aussi par le même terme le bois de la Vigne.

Cépée: N.f. (lat. cippus, pieu, poteau) Ensemble des tiges qui se développent à partir de la souche, à la suite de l'exploitation d'un arbre.

Champignon: N.m. ( lat. pop. campaniolus, qui vit dans les champs) Les champignons sont des êtres vivants qui présentent de telles particularités morphologiques et biologiques qu'il a été reconnu qu'il convenait de les isoler dans un règne à part, à côté des plantes et animaux.C'est surtout en considérant leur nutrition et leur sexualité que s'impose le règne des champignons.Au plant nutritionel, tous les champignons sont hétérotrophes aucun ne possédant de chlorophylle. Il en est qui sont saprotrophes, d'autres, parasites, et d'autres encore qui vivent en symbiose ( tel la truffe).

Chaulage: N.m. (lat. calx, chaux) Pratique de nature à modifier le pH d'un sol considéré comme trop acide ( ou trop compact par excès l'argile) pour convenir à une cultire donnée. Le chaulage consiste à épandre de la chaux ou du calcaire broyé ( jusqu'à plusieurs tonnes par hectare) pour leur faire jouer le rôle d'amendement.

Chênaie: N.f. (gaulois cassanus, chêne) Peupleument de chênes soit constitué d'une seule essence, ou renfermant côte à côte plusieurs espèces de chênes, sinon regroupant encore d'autres essences ligneuses que les chênes. Dans le cas d'une chênaie à vocation truffière on y préfèrera le nom de truffiére.

Chevelu: N.m. (lat. capillus, cheveu) Le chevelu d'un végétal correspond à l'ensemble de ses plus fines racines. L'abondance du chevelu est généralement appréciée par des jardiniers et reboiseurs forestiers qui voient là un gage de probable reprise des sujets lors de leur installation dans les parcs et parcelles.

Clone: N.m. (gr. klônos, jeune pousse) Ensemble des individus dérivant d'un acêtre unique par la voie végétative. Le bouturage ou le marcottage sont d'excellents moyens d'obtention et de propagation de clones.

Compétition: N.f. (bas lat. competitio, compétition) Affrontement entre êtres vivants considérés deux à deux ou en biocénoses constituées (l'affrontement peut alors se manifester au sein d'une même strate ou d'une strate à l'autre). Cet affrontement peut trouver son origine, par exemple:
*dans un problème d'espace disponible, d'adaptation inégale à un milieu donné;
*pour une raison d'ordre nutritionnel;
*par suite d'excrétion de composés inhibiteurs ou biocides;
*à cause de possibilités exacerbées d'extension d'une espèce ( notamment par voie végétative).

Conceptacle: N.m. (lat. (conceptaculum, conceptacle) Bonnet (1869) désignait ainsi la paroie de l'asque. Coprophile Adj. (gr. kopros, fumier; philos, ami) Se dit de plantes et surtout de champignons qui vivent sur les excréments et les fumiers. On les trouve là, en matière d'espèces fongiques, des mucorales, des basidiomycètes, comme les coprinus ou les panaeolus, des ascomycètes divers, telles les pézizes et les ascobolus. La richesse en matière organique de tels substrats explique l'abondante colonisation par des hétérotrophes. Pour certains auteurs la truffes sous sa forme fructifère serait coprophile, en se nourrissant des excréments de la microfaune du sol.

Cortex: N.m. (lat. cortex, écorce) Au plan anatomique, le mycologue appelle cortex la zone la plus externe d'un élément, généralement cylindrique. Il parlera de la sorte du cortex d'un stipe, de même qu'il évoquera, en usant du même teme, la zone superficielle, noire, encore dite péridium, d'une truffe.

Coudrier: N.m. (gr.corys, casque; forme de l'involucre fructifère) Nom usuel du noisetier. On appelle coudraie un peuplement ligneux dominé par les noisetiers ctifl Sigle Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes

Cuticule: N.f. (lat. cuticla, petite peau) Terme employé pour désigner le revêtement parfois séparable, de champignons. En fait, en mycologie, la notion de cuticule peut aussi bien concerner une couche superficielle unicellulaire qu'un ensemble pluricellulaire.

Désherbage: N.m. (préf. dé, défaire; lat. herba, herbe) Opération de nettoyage d'une culture agricole ou forestière.Le désherbage mécanique est, pour le botaniste, moins redoutable que le désherbage chimique. On ne confondra pas cette pratique avec le dégagement de jeunes plants forestiers, opération qui vise seulement à freiner le développement des végétaux qui soimettraient le semis ou la plantation à une fâcheuse et peut-être fatale concurrence.

Dessication: N.f. ( lat. desiccare, dessécher) Opération de laboratoire qui consiste à éliminer l'eau libre initialement contenue dans les tissus d'un être vivant.

Discomycètes: N.m.pl. (gr. diskos, disque; mukês, champignon) Sous-classe d'ascomycètes dont les ascomas sont largement ouverts, comme une coupe, affectant l"aspect d"un disque à bords relevés. De tels ascomas sont appelés des apothécies. Les plus connus des discomycètes sont les Pézizes, les Morilles, les Helvelles et les Truffes.

Domanial: Adj. ( du bas lat. domanium, domaine) Caractère de ce qui relève d'un domaine, et plus particulièrement de ce qui appartient à l'état. Une fôret domaniale est une forêt dont le propriétaire est l'état qui en fait assurer la gestion par l'office national des forêts. En aucun cas un périmètre domanial ne peut être considéré comme un territoire public. Tacitement, certes, le public y est admis dans la mesure où son comportement ne compromet pas sa conservation. Toute cueillette est, en principe, soumise à autorisation. Tout prélèvement mineur de champignons, feuillages..., est une tolérance de la part du gestionnaire et aucunement un droit de la part du collecteur.

Drageon: N.m. (fancique drabjô, drageon) Elément de propagation végétative de certains végétaux. Un drageon est une pousse à croissance aérienne, née sous le sol, à partir d'un bourgeon adventif différencié sur un organe souterrain, et susceptible de constituer le point de départ d'une nouvelle plante.

Draye: N.f. (terme local dans les alpes du sud) Chemin de transhumance conduisant vers les pâturages. Parfois la draye se limite à un simple couloir en forêt.

Echinulé: Adj. (gr. ekhinos, hérisson) Se dit d'un organe qui est couvert de petites aspérités raides. Tel est le cas des spores de certains champignons, (la truffe par ex.) lesquelles sont ornementées de petites squames.

Ecobuage: N.m. (de écobuer, dialecte de l'est de la france) Procédé de fertilisation minérale des champs mar brûlis annuel de l'herbe. Cette pratique, qui assure certes le retour rapide des minéraux au sol, est à proscrire car elle détruit les restes organiques à plus long terme.

Ecosystème: N.m. (gr. oikos, habitat; sustêma, système) Ensemble du milieu physico-chimique et des êtres vivants qui le peuplent dans une formation homogène. La notion d'écosystème recouvre donc l'ensemble : biotope + biocénose. C'est l'unité structurale de base de la biosphère. Tout écosystème comprend une faune, une flore, un monde de champignons et de procaryotes particuliers qui se ventilent entre des espéces autotrophes et des espéces hétérotrophes?. Les liens nutritionnels se nouent toujours dans le sens des autotrophes vers les hétérotrophes. Un étang, une tourbière, une prairie sont des écosystèmes. La forêt est certainement le plus complexe de tous les écosystèmes.

Ectomycorhize: N.f. (gr. ektos, au dehors; mukês, champignon; rhiza, racine) Type de mycorhize constituée par nombre de feuillus et de conifères au niveau des racines courtes desquels le champignon associé pénètre peu. Il développe à la surface de la racine un important feutrage et s'insinue plus ou moins profondément entre les cellules corticales qu'il disjoint en constituant un réseau d'hyphes ( le réseau de Hartig).

Emondage: N.m. (lat. emundare, émonder) Opération qui consiste non seulement à éliminer certaines branches au ras du tronc ( comme dans un élagage) mais aussi à raccourcir l'extrêmité des branches ou des rameaux en périphérie de la cime. C'est donc une opération le plus souvent axée sur l'esthétique en même temps que sur la qualité des produits.

Endomycorhize: N.f. (gr. endon, en dedans; mukês, champignon; rhiza, racine) Type de mycorhizes extrêmement fréquent chez les plantes herbacées et chez certains arbrisseaux et sous-arbrisseaux. L'association entre les deux symbiontes est nettement plus intime que dans le cas des ectomycorhizes. Les hyphes cheminent soit entre les cellules, soit à l'intérieur de celles-ci.

Epigé: Adj. (gr.epi, dessus; gê, terre) Qualificatif s'appliquant à tout ce qui croît au-dessus du sol.(contraire: hypogé)

Eradication: N.f. (préf. é, ôter; lat. radix, racine) Elimination d'organismes jugés indésirables, en mettant en oeuvre des façons culturales, des pesticides, des traitements physiques ou les techniques délicates mais préférables de la lutte biologique.

Evapotranspiration: N.f. ( lat. evaporare, évaporer; transpirare, transpirer) C'est une donnée d'un grand intérêt pour connaître les ressources en eau d'un sol et l'importance globale des pertes par retour à l'atmosphère sous forme gazeuse.Ses valeurs correspondent, pour une durée et une surface données, au total des quantités d'eau transpirée par les plantes et évaporée par le couvert végétal et le sol resté nu. Dans certaines régions semi-arides l'évapotranspiration annuelle dépasse la pluviométrie locale. Une telle situation n'est rendue possible que par des mouvements d'eaux superficielles ou souterraines. On a coutume de déterminer, en appliquant des formules convenables, une valeur d'évapotranspiration potentielle, cependant que les mesures sur le site conduisent à une valeur différente, modulée par les conditions du momennt, valeur qui correspond, elle, à l'évapotranspiration réelle.

Exsudat: N.m. (lat. exsudare, exsuder; de sudare, suer) Composé libéré à la faveur d'un épanchement, d'un écoulement de liquide renfermant diverses substances en solution. C'est donc le résultat d'une sorte de suintement à partir de végétaux. Les exsudats racinaires des plantes supérieures, bien que cachées à la vue et souvent très discrètes au plan pondéral sont d'une extrême importance en matière de biologie, de biocénoses.

Fétuque: N.f. (celt. fest, pâture; lat. festuca, fétu) Grandes herbes de prairies trés colonisatrices possédant des épis à plusieur fleurs.La fétuque ovine dont des feuilles sont étroites et enroulées est parfois cultivée pour l'ensemencement de pelouses artificielles.

Fongicide: N.m. ou Adj. (lat. fungus, champignon) Se dit d'un facteur physique ou d'un composé chimique apte à tuer certains champignons.Le recours aux fongicides dans les grandes cultures est le plus souvent préventif, leur action la plus efficace se situant lors de la germination des spores. On parle donc de traitement prophylactique. Dans certaines conditions cependant le traitement intervient sur des cultures déjà attaquées et on le qualifie alors de traitement d'éradication. Dans ce dernier cas la substance active agit comme un poison systémique allant à la rencontre du champignon dans les tissus de l'hôte.

Fongique: N.m. ou Adj. (lat. fungus, champignon) Qui a rapport avec le règne des champignons, qui appartient aux champignons.

Friche: N.f. (néerl. vrisch, terre fraîche?) Terre non cultivée ou que l'on a cessé de cultiver. Une friche peut être livrée à sa propre évolution sans intervention humaine, maintenue en l'état aux fins de conservation de la vie sauvage ou encore utilisée comme site de récréation.

Fructifère: Adj. (lat. fructificare, fructifier) Se dit d'un organe végétatif qui porte des fruits des semences. Fugace Adj. (lat. fugere, fuir) Se dit de ce qui ne dure pas, de ce qui disparaît rapidement, qui est éphémère. On dira aussi évanescent.

Fumagine: N.f. (lat. fumare, fumée) Les fumagines sont des affections fongiques le plus souvent localisées au niveau des feuilles dont le pycélium dt les formations liées à leur propagation sont de couleur noire, conférant à la surface du limbe un aspect de suie.Le développement d'une fumagine est très préjudiciable pour le devenir des feuilles qui en sont couvertres puisque toute photosynthèse devient impossible. Il sagit le plus souvent des sécrétions sucrées d'insectes suceurs qui ont fréquenté la surface de la feuille.

Gléba: N.f. (lat. gleba, glèbe) Le terme glféba désigne la masse fertile, très riche initialement en asques puis en ascospores que renferme le péridium de divers champignons. Chez la truffe la gléba est parcourue par des veines plus claires d'hyphes stériles dont la distribution, sur de sections de truffes, varie d'une espèce à l'autre.

Herbicide: N.m. (lat. herba, herbe) Pesticide qui permet d'éliminer les herbes adventices des cultures. L'essor des herbicides remonte aux années 60 et, depuis, l'ampleur de leur usage n'a cessé de s'affirmer. L'emploi des herbicides impose la prudence car les molécules actives du produit ont souvent pour effet de dérégles des processus fondamentaux du métabolisme. Aussi s'impose-t-il de ne frapper que les cibles!

Hérédité: N.f. (lat. hereditas, hérédité) Transfert des caractères de génération en génération.

Hétérotrophe: Adj. (gr. heteros, autre; trophê, nourriture) Se dit d'un être vivant qui ne peut assurer sa nutrition carbonnée qu'aux dépens de composés organiques déjà élaborés qu'il prélèvera qur des patériaux inertes ou sur des hôtes vivants.

Hétérotrophe: Adj. (gr. heteros, autre; trophê, nourriture) Se dit d'un être vivant qui ne peut assurer sa nutrition carbonée qu'aux dépens de composés organiques déjà élaborés qu'il prélèvera sur des patériaux inertes ou sur des hôtes vivants. Sont par définition hétérotrophes les être vivants dépourvus de chlorophylle.

Horizons: N.m.pl. (gr. horizein, borner) Nivaux distincts âr leur composition chimiqui et par leurs propriétés physiques qui se superposent le long d'une coupe de sol et révèlent l'état d'évolution de l'histoire d'un sol à partir de la roche mère en un lieu

Hôte: N.m. (lat. hospes, hôte) Individu qui héberge un parasite ou un symbionte dont il a investi les tissus. Dans le cas des champignons parasites l'hôte est toujours spolié. Dans le cas des symbioses fongiques ou bactériennes il y a association avec l'hôte.

Humus: N.m. (lat. humus, sol) C'est le résultat de la décomposition lente et incomplète de débris végétaux et, dans une moindre mesure, de restes animaux et fongiques, l'ensemble constituant les litières.

Hydromorphe: (sol-) Adj. (gr.hûdor, eau; morphê, forme) Type de sol où le principal facteur régulateur régulant lévolution est lexcès d'eau.

Hyphe: N.f. (gr. hypha, filament) Filapent de champignon; élément constitutif de la formation morphologique de base chez ces êtres vivants. La présence, ou non, de cloisons (septée ou non) constitue un critère fort important pour identifier une espèce fongique. Un ensemble diffus l'hyphes constitue le mycélium.

Hypogé: Adj. (gr. hypo, au-dessous; gê, terre) Caractère propre à ce qui reste sous terre, qui vit ou fructifie à l'intérieur du sol. Le sporophore de la truffe est hypogé.

Indigène: Adj. (lat. indigena, indigène) Qualifie un être vivant qui est originaire de la région considérée et non introduit depuis une autre contrée.

Inoculation: N.f. (lat. inoculare, greffer) Le concept d'inoculation s'applique à tous les cas de transfert d'un agent pathogène à un hôte, dans un contexte de maladie par conséquent. On parle aussi d'inoculations à propos de l'apport contrôlé d'un germe, bienfaisant dans une culture végétale. La mycorhization des plants truffiers se fait par l'inoculation des racines par des spores de truffes.

Jachère: N.f. (lat. gascaria, jachère) Etat cans lequel se trouve une surface cultivable pendant de temps qui sépare deux périodes disjointes de culture. Jadis l'objet de la jachère étit de permettre au sol de se reposer. Aujourd'hui la jachère est devenue un régulateur de la production, un moyen radical pour faire restecter les quotas.

Létal: Adj. (lat. letales, mortel) Qualificatif qui indique que les effets auxquels on fait allusion sont mortels. A propos des doses de pesticides agissant sur les "ennemis" visés, on parle trés courament de dose létales.

Lithosol: N.m. (gr. lithos, pierre; lat. solum, sol) Sol brut, constament remanié par les actions érosives de l'eau ou du vent.

Manteau: N.m. (lat. mantellum, manteau) Revêtement continu et plus ou moins épais d'hyphes fongiques à la surface d'une ectendomycorhize ou d'une ectomycorhize. La texture du manteau ( encore appelé manchon ou gaine), ses ornementations de surface, ont permis de distinguer plusieurs types au sein des ectomycorhizes. Tout aliment puisé dans le sol au niveau d'une ectomycorhize l'est nécessairement par les hyphes fongiques, et ne parvient aux tissus de l'hôte qu'après avoir transité via le manteau.

Mélanosporé: Adj. (gr. melanos, noir; spora, semence) Caractère des champignons dont les spores, observées en tas, sont noires. Mildiou N.m. (angl. mildew, tache d'humidité; ou meal, farine et dew, rosée) Plusieurs maladies parasitaires graves, dues à des champignons pathogènes portent ce nom. Le recours aux bouillies cupriques et à d'autres fongicides est recommandé préventivement.

Monoculture: N.f. (monos, un seul; cultus, culture) Pratique agricole ou sylvicole, souvent regretable au plan écologique, qui consiste à n'utiliser un sol donné que pour une seule culture permanente. Tout les écologues s'accordent pour dire que la stabilité d'un écosystème repose sur sa diversité.

Mycélium: N.m. (gr. mycelios, mycélium) Ensemble de fins filaments ( on pourrait en comprimer 15 km dans un dé à coudre) constituant la formation morphologique de base du champignon. Il né à partir de la germination des spores du champignon. On appelle mycélium primaire celui qui dérive de ma germination d'une spore chez les champignons supérieurs. On parlera par contre de mycélium secondaire à propos de celui qui dérive de la rencontre de deux hyphes de mycéliums primaires complémentaires. C'est à partir de ce mycélium secondaire qu'en conditions adéquates pourra se déclencher la genèse de sporophores. Lorsqu'un mycélium est pourvu de cloisons on le dit septé; lorsqu'il en est dépourvu on le qualifie de siphoné.

Mycocénose: (ou mycocoenose) N.f. (gr. mukês, champignon; koinos, commun) Ensemble des espèces fongiques vivant sur un un même biotope.

Mycodomatie: N.f. (gr. mukès, champignon; domus, maison) Formation particulière liée à l'association d'un champignon avec un autre organisme dont la morphologie est nettement modifiée du fait de cette coexistence. Une mycorhizemérite l'appellation de mycodomatie, même si ce terme paraît quelque peu tombé en désuétude.

Mycologie: N.f. (gr. mukès, champignon; logos, science) Etude des champignons sous toutes leurs facettes.

Mycologue: N.m. (gr. mukès, champignon; logos, science) Personne étudiant les champignons d'une manière scientifique dans l'espoir un peu foude parvenir à les connaître, et aussi de les reconnaître. On différeciera le mycophage de mycologue pour qui l'interet essentiel de la mycologie réside dans le tri entre ce qui se mange et ce qui ne se mange pas. De toute façon tous deux sont des mycophiles

Mycophagie: N.f. (gr. mukês, champignon; phagein, manger) Consommation de champignons comestibles par un mycophage, penchant pour les espèces comestibles

Mycophile: N.m. (gr. mukès, champignon; philos, ami) Personne qui est un ami des champignons.

Mycorhization: N.f. ( gr. mukês, champignon; rhiza, racine) Processus qui conduit un végétal à élaborer des mycorhizes. Le phénomène se réalise souvent, spontanément, dans la nature par la rencontre fortuite d'une espèce végétale et d'un chapignon adapté.Il est également possible de provoquer la mycorhization en conditions contrôlées, soit au laboratoire, soit à plus grande échelle. La mycorhization a permis d'augmenter considérablement la réussites en matière de reboisement de sites peu fertiles.

Mycorhize: N.f. ( gr. mukês, champignon; rhiza, racine) Frank, créateur du terme mykorhiza (en 1885) désignait par là l'ensemble "racine + champignon associé". C'est en étudiant le système racinaire de quelques arbres forestiers qu'il constata l'existence de els complexes. Il s'agit d'une authentique association symbiotique entre certaines espèces de champignons et les parties souterraines de diverses plantes.

Mycorhizé: Adj. (gr. mukês, champignon; rhiza, racine) Se dit d'un végétal qui a élaboré et possède donc des mycorhizes. En fonction du type de complexe ainsi constitué, on pourra préciser la nature de la relation symbiotique en parlant d'ectomycorhize ou d'endomycorhize. Sur les sols déficients, infertiles, les plants mycorhizés croissent nettement mieux que les plants dépourvus d'associé fongique. On peut affirmer que, dans la nature, la plupart des végétaux vasculaires sont spontanément mycorhizés.

Mycorhizosphère: N.f. (gr. mukês, champignon; rhiza, racine; sphaira, sphère) Territoire entourant la racine, influencé par une mycorhize constituée.

Oïdium: N.m. (gr. ôon, oeuf) Champignons responsables des maladies que l'on appelle des oïdiums, ou encore des blancs. Le champignon responsable de l'oïdium du chêne est le microsphaera alphitoides, il attaque et condamne les jeunes chênes qu'il recouvre d'un revêtement blanc. Etant donné que le mycélium de ces pathogènes est surtout superficiel, la lutte à l'aide de composés soufrés est généralement efficace.

Organoleptique: Adj. (gr.organon, organe; leptos, fin) Qualificatif convenant à toute propriété qui se rapporte aux organes des sens, quels qu'ils soient, et non seulement à la saveur ou à l'odeur.

Parasite: N.m. (gr. para, à côté; sitos, aliment) Être vivant hétérotrophe qui s'approvisionne en matière organique aux dépens d'une autre espèce vivante qu'il spolie.

Pathogène: N.m. et Adj. (gr. pathos, souffrance; lat. genesis, engendrer) On qualifie de patogène un germe capable d'attaquer un hôte et d'altérer sa morphologie et sa physiologie normales, pafois jusqu'à sa mort.

Pathologie: N.f. (gr. pathos, souffrance; lat.. genesis, engendrer) Etude des maladies affectant des champignons ou des végétaux quels qu'en soient les agents.

Pédofaune: N.f. (gr. pedon, sol; lat, faunus, faune) La notion de pédofaune regroupe l'ensemble des organismes animaux vivant dans le sol. On distingue usuellement:
*la microfaune, constituée essentiellement de protozoaires et de nématodes, abondante dans des milieux himides ou frais;
*la mésofaune, constituée des arthropodes inférieurs, acariens, tardigrades, collemboles, enchytraéides, qui caractérisent surtout les sols acides;
*la macrofaune (d'une taille supérieure à 1cm environ) au sein de laquelle un rôle majeur est joué par les lombrics.

Pédogenèse: N.f. (gr. pedon, sol; genos, origine) Histoire d'un sol à partir de la roche-mère qui le supporte en évoquant les principaux mécanismes mis en jeu et la succession des horizons à laquelle on aboutit lorsque l'on examine un profil au niveau d'une fosse pédologique.

Pédologie: N.f. (gr. pedon, sol; logos, science) Science jeune, qui a vu le jour en Russie à la fin du XIXéme sciècle. C'est l'étude des sols dans une perspective dynamique, tant un sol évolue sous l'influence du climat et de la végétation qu'il supporte aux dépens du substrantum géologique.

Pédoncule: N.m. (lat.pedonculus, petit pied) On désigne de la sorte l'axe majeur d'une inflorescence, susceptible de supporter un ensemble de fleurs.

Pédosphère: N.f. (gr. pedon, sol; sphaira, sphère) La pédosphère, ou zone de sol habitée par la pédofaune et la pédoflore, représente une très mince pellicule de la surface des terres zmergées. En principe elle ne dépasse pas quelques mètres.

Péridium: N.m. (mot latin) Enveloppe de certains ascomas. On parlera par exemple du péridium d'une truffe, qu'elle soit recherchée par l'homme ou par les mamifères de la forêt. Le péridium entoure la gléba fertile, interne, sombre et plus ou moins marbrée par des veines.

Périspore: N.f. gr. peri, autour; spora, semence) On appelle périspore la couche externe de la paroi d'une spore fongique.

Péritrophe: Adj. (gr. peri, autour; trophê, se nourrir) Type quelque peu aberrant d'ectomycorhize dont le mantau est, certes, relativement bien constitué, mais qui est totalement dépourbue de réseau de Hartig. Manifestement il s'agit là d'une forme de passage entre mycorhize et mycorhizosphère.

Pesticide: N.m. (lat. pestis, fléau; caedere, tuer) Produit destiné à la lutte contre les parasites des cultures. En fonction de la cible on distingue des bactéricides, des fongicides, des herbicides, des nématicides (contre les nématodes), des insecticides, des corvicides (contre les corbeaux)... La plupart des pesticides perturbent les processus fondamentaux du métabolisme des êtres qu'ils sont censés éliminer. Mais leur action déborde souvent la cible, aussi leur emploi impose-t-il beaucoup de sagesse.Leur accumulation dans un site donné conduit toujours à de graves conséquences pour les biocénoses présentes ou ammelées à tenter de coloniser.

pH: potentiel Hydrogène Expression logarithmique de l'inverse de la concentration en ion hydrogène. Plus simplement, il permet de mesure l'acidité d'un sol en variant de 0 à 14. 0 étant l'acidité absolue et 14 l'alcalinité extrême, avec une valeur médiane, pH 7, dite pH neutre, ou neutralité. La truffe nécessite un sol à pH basique (alcalin), le pH optimal se situant entre 7,7 et 8,3. On parlera d'un champignon calcicole.

Photosynthèse: N.f. (gr. photos, lumière; synthesis, synthèse) Processus d'élaboration de la matière organique à partir d'aliments minéraux, et de gaz carbonique, grace à la chlorophylle et à un éclairement d'intensité et de nature suffisante. Les champignons n'ayant pas de chlorophylle ne sont pas capable de photosynthèse. On dit qu'ils sont hétérotrophe.

Phytopatologie: N.f. (gr. phuton, plante; pathos, souffrance; logos, science) Etude des maladies des végétaux.

Pierrier: N.m. (lat. petra, pierre) Espace ingrat pour la végétation, véritable lithosol, mais toutefois moins inhospitalier que les éboulis. Au niveau d'un pierrier les fragments de roche sont en général fixes et, entre eux, s'insinue de la terre fine. On appelle aussi pierrier un tas de pierres extraites par l'homme et laissées là, en bordure de champ.

Piloselle: ( Epervière -) N.f. (lat. pilus, poil; plante velue) Astéracée liguliflore qui a un peu la silhouette d'un pissenlit par son absence de tige, et le port d'une paquerette par sa fleur qui ne s'élève normalement pas à plus de 15 cm. L'épervière piloselle est par ses excrétions racinaires est responsable d'un brûlé rappelant fort celui de la truffe. L'excrétion de toxines similaires par le mycélium truffier expliquerait la persistance de l'épervière piloselle sur le brûlé truffier. Toutefois la colonisation d'une truffière par l'épervière piloselle annonce généralement la fin de la production.

Pivot: N.m. (étym. obscure peut être lat. pungere, piquer) Racine dominante par sa taille et sa puissance de perforation des horizons du sol. verticale, certains auteurs préconisent, lors de la plantation de jeunes chênes truffiers, de la couper pour favoriser les racines traçantes.

Poacées: N.f. (gr. poa, gazon) Nouvelle appélation scientifique ( en accord avec les règles de nomenclfature ) des graminées.

Podzol: N.m. (russe podzol, cendreux) Type de sol qui se forme sur une roche-mère silicieuse ou silicatée, dans des conditions de climat froid et humide en présence d'un humus acide. Les podzols sont des substrats pauvres et peu fertiles, du fait de l'entraînement par lessivage de leurs éléments solubles.

Port: N.m. (lat. portare, porter) Pour désigner la silhouette, l'aspect d'un être vivant on utilise ce terme. On parlera aussi aujourd'hui d'habitus.

Pourridié: N.m. (lat. putrescere, pourrir) Maladie frappant nombre d'essences forestières, provoquée par l'attaque de leurs systèmes racinaires par plusieurs espèces de champignons

Pratiques culturales: N.f.pl. et Adj. (lat. practicus, pratique; cultura, culture) Interventions de l'homme au sein des cultures qu'il entreprend, dans de but de parvenir à une production optimale en quantité et en qualité.

Précipitations: N.f.pl. (lat. praecipitatio, chute en avant) Ensemble des apports d'eau sous ses diverses formes par le jeu des phénomènes météorologique naturels. On en mesure l'ampleur à l'aide de pluviomètres.

Prédateur: N.m. (lat. predator, prédateur) Animal qui se nourrit aux dépens d'un autre être vivant (animal, végétal, ou fongique) dont il fait sa proie.

Primordium: N.m. (lat. primordium, commencement) Chez les champignons on désigne de la sorte l'ébauche de sporophore alors qu'ellene mesure encore que quelques millimètres de longueur. Dans la nature les primordiums restent imperceptibles à l'oeil nu.

Prophylaxie: N.f. (gr. proto, avant; phulassein, garantir) Ensemble des pratiques de nature à empêcher le déclenchement d'une maladie, à en minimiser ses possibilités d'expansion.

Pubescent: Adj. (lat. pubescens, poilu) Se dit de tout organe qui est couvert d'un fin duvet dense. Chez de chêne pubescent des milieux calcaires et chauds, c'est surtout la face inférieure des feuilles qui est très pubescente et râcle la langue quand on l'y promène.

Quercicole: Adj. ( lat. quercus, chêne; colere, habiter) Se dit d'un végétal ou d'un champignon qui pousse dans l'ambiance de la chênaie.

Reboisement: N.m. (préf. lat. re, répétition; boscus, bois) Création par semi ou plantation, d'un jeune peuplement forestier au sein d'une forêt, ou sur une parcelle qui fut, voilà un certain temps, déjà forestière.

Réceptacle: N.m. (lat. receptare, recevoir) Pendant longtemps on a appelé réceptacle, sinon carpophore, ce qu'il convient de nommer sporophore, c'est-à-dire toute la partie charnue et plus ou moins différenciée qui est le site de la production d'asques ou de basides par les champignons supérieurs. La diversité des réceptacles fongiques fut donc celle des sporophores.

Régosol: N.m. (arabe reg, parsemé de pierres; lat. solum, sol) Sol brut ne possédant parfois qu'une petite couche de matière organique en surface. La roche-mère, tendre, inaltérée ou seulement peu altérée, apparaît immédiatement au-dessous.

Rendzine: N.f. (mot polonais) Type de sol fort répandu formé sur une roche-mère très riche en calcaire et que caractérise un horizon organo-minéral noir ou brun foncé, à structure grenue, très bien pourvu en matière organique, et auquel succède sans transition le subltratum calcaire. On distingue, d'après leur couleur, plusieurs sortes de rendzines. Laculture sur rendzine est possible à la condition que son épaisseur sur la roche-mère soit importante.

Répulsif: N.m. et Adj. (lat. repulsio, action de repousser) Substance chimique qui jouit d'une particulière aptitude à éloigner les ennemis des cultures de la zone traitée. On y recourt notamment pour écarter des cervidés ou les lapins de parcelles forestières en cours de reboisement.

Réseau: (- de Hartig N.m. (lat. retiolus, réseau) Sous le nom de réseau de Hartig, du nom d'un chercheur allemand de la fin du XIXéme siècle, on désigne le réseau mycélien intercellulaire que développe le partenaire fongique d'une ectomycorhize au niveau des toutes premières assises du cortex racinaire. Il fut observé pour la première fois par Hartig. Ce réseau accentue manifestement l'intimité du champignon élaborateur du manteau avec les racines mycorhizées elles-mêmes.

Saprophyte: N.m. et Adj. (gr. sapros, pourri; phuton, plante) Être vivant hétérotrophe qui s'alimente en matière carbonée par le biais du saprophytisme, à partir de matière d'origine végétale inertes (sol, humus, produits de l'activité humaine). Les bactéries et champignons saprophytes jouent un rôle considérable dans le recyclage de la matière organique. Le ascocarpe (sporophore) de la truffe en s'alimentant des excréments de la pédofaune grace à ses poils absorbants (spongioles) peut être qualifier de saprophyte.

Saprophytisme: N.m. (gr. sapros, pourri; phuton, plante) Mode d'alimentation de certains êtres vivants héthérotrophes que s'adressent à des sources organiques inertes, d'origine végétale, pour s'approvisionner en carbone.

Saprotrophe: N.m. ou Adj. (gr. sapros, pourri; trophê, nourriture) Un être vivant est qualifié de saprotrophe, lorsqu'il a recours à des patériaux ports, riches en matière organique et non exclusivement d'origine végétale pour s'approvisionner en carbone.

Sempervirent: Adj. (lat. semper, toujours; virens, vert) Se dit de végétaux ligneux qui conservent un feuillage vert tout au long de l'année. Le chêne vert est sempervirent.

Spongiole: N.f. (lat. spongia, éponge) Condamy (1876) désignait ainsi les poils absorbant situés à la surface des truffes.Ces houppes pycéliennes permettent à la truffe de puiser directement sa nourriture dans le sol est d'être ainsi autonome.Le terme est aujourd'hui oublié mais la théorie est exacte.

Sporange: N.m. (gr. spora, semence; aggeion, capsule) Synonime d'asque; vésicules renferment les spores.

Spore: N.f. (gr. spora, semence) Cellule isolée, ou amas pluricellulaire pouvant contribuer, en germant, à la propagation d'une espèce par la voie vé gétative ou par la voie sexuée.

Sporocarpe: N.m. (gr. spora, semence) Les mycologues appellent parfois sporocarpe le sporophore ( ou carpophore) de certaines espèces.

Sporocyste: N.m. (gr. spora, semence; kustis, vessie) Organe dans lequel sont produites les spores chez les algues et chez les champignons. Les asques sont les sporocystes de la truffe.

Sporophore: N.m. (gr. spora, semence; phoros, qui porte) Anciennement appelé carpophore, ou réceptacle, il sagit de l'appareil sur lequel se formeront les sporocystes (asques ou basides) producteurs d'ascospores ou de basidiospores selon la classe de champignons considérée.La truffe, le cépe, sont des sporophores.

Station: N.f. (lat. statio, station) Désignation, au plan écologique, du type de site dans dequel on a pu observer un champignon, une plante, ou une communauté des uns et des autres. On parlera encore de biotope, ou d'habitat.

Substrat: N.m. (lat. sub, dessous; stratum, étendu) Support de quelque nature qu'il soit, encore appelé substratum, sur lequel vit un organisme et duquel celui-ci retire généralement une partie, au moins, de sa nourriture.

Suc: N.m. (lat. succus, suc) Liquide organique, quel qu'il soit, imprégnant naturellement un tissu, une cellule, ou même un élément de la cellule.

Succion: N.f. (lat. suctiare, sucer) Prélèvement d'aliments dans le milieu extérieur à la faveur du phénomène d'osmose.

Sylviculture: N.f. (lat. sylva, forêt; cultus, culture) Science de la culture et de l'entretien des forêts.

Symbionte: N.m. (gr. syn, avec; bios, vie) On appelle symbionte chacun des associés participant à une symbiose.Dans le domaine des ectomycorhizes, la truffe est un mycobionte (sous sa forme mycélienne) et le chêne ou le noisetier est le phycobionte. On parlera, dans des ouvrages anciens, de symbiote.

Symbiose: N.f. (gr. syn. avec; bios, vie) Vie en commun d'individus appartenant à des espèces différentes dont les organismes demeurent proches l'un de l'autre, à moins que l'un pénètre dans l'autre plus ou moins profondément, et ceci avec avantages réciproques pour les deux partinaires.

Thèque: N.f. (gr. thêkê, coffre) Synonime ancien d'asque.